L'un d'eux, "L'Amitié", frégate de 180 tonneaux, armée de 12 pièces de canon et de 8 pierriers, commandée par le commandant Guillemin, assisté d'un lieutenant et de 3 pilotes, ayant à bord 2 chirurgiens, des canonniers, des charpentiers et 25 matelots, quitte la Rochelle, le 14 janvier 1685. Il porte à Gorée des marchandises de traite, soit 200 barils d'eau-de-vie, des caisses d'armes et de tissus, des barils de poudre, des tonneaux de quincaillerie, de chaudronnerie et de verroteries, des barres de fer et des planches, et aussi du ravitaillement, en particulier de la farine. La traversée est heureuse. Dans la nuit du 7 février il est au large de Gorée et jette l'encre, le lendemain matin, dans sa rade par 10 brasses d'eau.
S'y trouve déjà "La Sirène", un autre navire de la Compagnie, qui le salut de 7 coup de canons qui lui seront rendu. Même marque de révérence au fort qui rend la politesse. 4 petits bateaux dont 3 sont des prises de guerre, saluent à leur tours de 5 coup de canons le nouvel arrivant qui répond par une salve générale.
Pendant ce temps, un officier du fort est monté à bord. Il invite le commandant Guillemin à venir présenter ses lettres de commission au commandant intérimaire Truffaut qui remplace le commandant Basset dont on attend le retour de France. |