| vendredi 30 mars 2007, a 23:10 |
| PERPLEXITE DU DIRECTEUR |
Au fort, en prenant connaissance des lettres, Truffaut se rend compte, avec un certain dépit, que navire et cargaison sont adressés au seul commandant Basset que l’on sait cependant en congés en France, sans nulle mention de l’intérimaire. « L’Amitié » attendra donc tout d’abord, que soit terminé l’inventaire des 3 bateaux capturés. Ce qui laissera au commandant Basset le temps d’arriver.
En février 1685, 6 bateaux se trouvent donc en rade de Gorée.
Malheureusement, le temps passe, et, en fin février, le commandant Basset n’est toujours pas de retour. Que faire, puisque les lettres de la Compagnie ne parlent que de remise des marchandises entre ses mains ? Le bateau ne peut s’éterniser en rade. On décide d’attendre encore jusqu’au 8 mars. Alors, en l’absence de Basset, Guillemin remettra ses marchandises à Truffaut qui lui en donnera un reçu. Puis « L’Amitié » partira avec la « Siréne », relever le comptoir d’Albreda en Gambie, payer au roi de Barre qui commande le territoire, le tribut habituel, et renouveler les liens d’amitié avec la Compagnie royale d’Angleterre au fort Saint-James.
Basset toujours absent, les premiers jours de mars écoulés, « L’Amitié » et « La Sirène » partent en Gambie.
A son retour à Gorée, au soir du 3 mai, amenant quelques captifs achetés à Albreda, le commandant Guillemin trouve sur la plage le commandant Basset qui l’entraîne au fort et lui communique, en dînant avec lui, les dernières instructions de la Compagnie.
Il mènera à la Martinique tous les captifs disponibles. Son navire y sera chargé de sucre de bonne qualité et reviendra en France, réalisant ainsi la classique traversée triangulaire. Mais, auparavant, il lui faut réparer son mât de perroquet, se procurer des vivres frais pour son équipage, se rendre à Saint-Louis charger quelques captifs et livrer à son commandant Chambonneau de la farine et diverses marchandises attendues avec impatience.
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