| vendredi 30 mars 2007, a 23:11 |
| « L’AMITIE » A SAINT LOUIS ET SUR LA PETITE-COTE. |
En 5 jours, Guillemin gagne Saint-Louis. Un coup de canon signale son arrivée. Envoyée à la hauteur de la barre, sa chaloupe revient avec un nageur portant les instructions du sieur Chambonneau. Les captifs lui seront envoyés, la mer redevenue calme, qui casse les câbles des deux ancres du navire.
Enfin, la chaloupe de barre amène les captifs et du mil et repart avec farine et pièces de tissus. Deux jours plus tard, « L’Amitié » est à Gorée qu’elle salue de 5 coups de canon.
En ce 22 mai, le moment n’est pas encore venu de partir à la Martinique. Un contre-ordre est arrivé. C’est la « Catherine » qui gagnera les Antilles avec les captifs. Six matelots de « L’Amitié » sont affectés à Gorée. D’autres sont requis provisoirement pour certains travaux. Le bateau décharge le mil apporté de Saint-Louis, et, après s’être ravitaillé en eau à Hann, embarque futailles en botte et feuillard destiné à emballer certains produits traités par « La Sirène » qu’il part rejoindre, le 20 juin, en compagnie de « La Catherine » commandée par le frère du commandant Basset. Il surveillera, en même temps, la côte où des bateaux interlopes sont signalées, se livrant à une traite clandestine.
En route entre Portudal et le cap de Naze, on aperçoit sur la plage à demi immergée, une chaloupe au fond de laquelle on découvre un sabre. Une rapide enquête révèle que les commis de Portudal ont eu maille à partir avec les habitants du lieu. L’un des deux commis et trois gourmettes blessés sont restés entre leurs mains. L’autre commis a pu s’enfuir à Joal avec une chaloupe. Retrouvé, ce dernier raconte qu’au cours d’une dispute à propos d’une barre de fer, son compagnon et plusieurs laptots ont été assaillis à coup de flèches empoisonnées. Lui a pu s’échapper.
Prévenu, le commandant du fort donne à « La Catherine », l’ordre de revenir à Gorée. « L’Amitié » doit continuer sa route, livrer à « La Sirène » le matériel qui lui est destiné, et charger captifs, cuirs, ivoire, et cire, et, pour l’équipage, mil, eau, vivres fraîches et bois de cuisine. De retour à Gorée, le 12 août, « L’Amitié » jette l’ancre au milieu de 3 autres bateaux de la Compagnie.
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